Mon vrai avis sur l'IA textuelle

Je crois qu’un article de blog avec un titre aussi risqué mériterait une quinzaine de pages et une bibliographie, mais bon, même si ça me plairait beaucoup, j’ai qu’une heure devant moi et c’est insuffisant pour mener une étude solide sur le sujet.

Je vais me contenter d’énumérer quelques petites opinions que j’ai glanées depuis la naissance de Chat Gpt, au fil d’expériences et de conversations. Petites opinions que je juge complémentaires et pertinentes.

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L’IA n’a rien de diabolique ; elle est un simple outil. De même qu’on a besoin d’un couteau aiguisé tant pour préparer une ratatouille que pour trancher la carotide de Karen, ce sont avant tout les usagers qui sont responsables des dérives de l’IA.

La nuance, c’est qu’en plus des usagers, certains individus sont aux commandes du paramétrage des IA. Ça veut dire que certains détiennent le pouvoir d’imposer une orientation politique et idéologique à une IA, qu’elle soit destinée à un usage public ou privé. Donc ; danger supplémentaire.

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Il est vrai que l’on vit dans un monde rempli de corruption et de mensonges. C’est pas un fait discutable, c’est largement documenté. A côté de ça, c’est bien de rester équilibré concernant le manque de neutralité de l’IA ; oui, chaque IA est soumise aux directives d’un ou plusieurs individus plus ou moins malveillants, plus ou moins objectifs.

Mais non : chaque discussion avec une IA n’est pas obligatoirement dangereuse ou abrutissante. Au contraire, l’IA peut s’avérer très efficace pour répondre à une question factuelle précise, ou pour confronter des faits et des idées avec un haut niveau d’objectivité. Pis les dangers idéologiques sont un peu tempérés par la loi, quand même.

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On aime beaucoup rabâcher que l’IA ne remplace pas un médecin, et je suis d’accord. A côté de ça, on sous-estime immensément sa potentielle utilité dans le domaine de la santé. L'IA ça vaut toujours mieux que doctissimo, et elle est paramétrée pour vite orienter et alerter les gens en cas d'urgence.

Au lieu d’interdire aux patients de parler de leurs symptômes avec une IA, on pourrait simplement les encourager à utiliser l’IA pour accéder plus rapidement à des sources réellement fiables pour déblayer le terrain avant une consultation, ou en période d’errance diagnostique. Ça s’apprend, comme le maniement du couteau ! (Pour en revenir à la ratatouille, n’aie pas peur Karen). C’est là encore une question de responsabilité individuelle et d’éducation du côté des patients. (Et aussi d’égo, en ce qui concerne une partie des médecins. I said what i said.) 

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La soi-disant super intelligence de l’IA a ses limites. Elle se trompe, et, elle se trompe beaucoup plus souvent qu’on ne l’imagine. Parfois, elle nous donne même des infos qu’elle a carrément inventées ou déformées pour essayer de nous satisfaire. Mais (à la décharge des amoureux de l'IA) c'est beaucoup une question de paramétrage et de clarté dans nos prompts... compliqué. 

Il est important de regarder en face que l’existence de l’IA pollue énormément ; ça aussi, c’est scientifiquement établi. Ça se discute pas. Les gros centres de données qui consomment de l’eau pour se refroidir et ta ta ta, vous connaissez la chanson j’espère ! Donc logique que ça suscite de l’indignation à l’ère des catastrophes climatiques. Ici, on se moque pas des écolos, on leur coupe pas la parole, on les respecte merci.

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A côté de ça, en fait, notre quotidien repose déjà sur plein de trucs qui polluent. Les boîtes mail et les réseaux sociaux, par exemple. L’IA peut aussi servir à mieux optimiser tout ça pour réduire une partie de la pollution. Et bonus, on peut apprendre à faire un usage sobre de l’IA, en lui réclamant des réponses plus courtes, en paramétrant l’intensité de ses recherches en fonction de l’importance de ce qu’on lui demande, etc…

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Pour résumer, l’IA est un bouleversement immense de notre monde, avec ses dangers, ses côtés sombres qu’il serait idiot de nier. Mais si on apprend à la réguler et à l’utiliser intelligemment, elle peut aussi faire du bien. C’est pas tant l’IA le problème, c’est chacun de nous. Sachons nous regarder in the miroir and sachons nous auto-critiquer.

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fin de l'article